SNH: une locomotive pour l’économie camerounaise

La Société Nationale des Hydrocarbures du Cameroun (SNH) est une société à capitaux publics, à caractère industriel et commercial, dotée d’une autonomie financière. Créée le 12 mars 1980, Elle a son siège à Yaoundé.

La SNH a pour mission de gérer les intérêts de l’Etat dans le secteur pétrolier et gazier. A ce titre :

  • La SNH assure la promotion, le développement et le suivi des activités pétrolières et gazières sur l’ensemble du territoire national. Dans ce cadre, l’entreprise travaille en association avec des compagnies pétrolières internationales, veillant notamment au respect de tous les textes règlementaires ainsi qu’à la maîtrise des coûts d’exploitation et de production. La SNH est en outre, avec la mise en production du champ Mvia qu’elle opère depuis 2009, un opérateur pétrolier à part entière.
  • La SNH commercialise sur le marché international, par le biais de contrats, la part de la production nationale de pétrole brut qui revient à l’Etat, ainsi que la sienne propre, qui lui revient en tant qu’investisseur. Elle fait en outre du trading pour les associés de la SNH qui en font la demande. Les prix de vente des bruts camerounais sont fixés par rapport au Brent Daté, brut de référence du marché londonien. Suivant les conditions de marché, ces prix présentent une décote ou une surcote qui reflète la différence de qualité par rapport au Brent, le coût du transport jusqu’aux marchés cibles, la demande conjoncturelle pour ce type de brut, etc.

Les recettes issues des ventes sont transférées au Trésor public après déduction des charges de production. Ces transferts à eux seuls (hors impôts et dividendes) s’établissent à près de 5000 milliards Fcfa pour la décennie 2006-2015.

 

266,06 milliards Fcfa transférés à l’Etat entre janvier et octobre

L’information a été donnée à l’issue du Conseil d’Administration, réuni le 06 décembre 2016 au siège de la SNH. Le Conseil a par ailleurs félicité la Direction Générale pour la résilience dont la SNH a su faire preuve dans un contexte international particulièrement difficile. Lire le Communiqué